Les maladies les plus courantes chez les chats

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Le vétérinaire avec l’aide de ses assistants vétérinaires reste la personne la plus compétente pour diagnostiquer la maladie. Leurs connaissances des pathologies durant leurs cursus dans les écoles telles que l’école SUP-VETO by BIOMEDAL  permettent une rapidité de diagnostic. Néanmoins, pour toute personne néophyte, il est possible d’orienter le diagnostic et d’avoir les bons réflexes en prenant conscience des maladies les plus fréquentes chez les félins. Voici un résumé des 8 maladies les plus fréquentes chez les félins :

1 – La grippe du chat, plus souvent appelée le coryza

Le coryza est une maladie virale très commune chez le chat. Ce virus est à la fois grave et extrêmement contagieux entre les félins. Les chatons sont les plus exposés à cette maladie puisque leur système immunitaire n’est pas encore totalement développé. Les symptômes les plus courants sont les éternuements, la toux, les écoulements oculaires, les écoulements nasaux et la fatigue. Aucun traitement n’est réellement efficace contre le coryza est seule la vaccination permet de prévenir le développement de cette maladie. Il est donc fortement conseillé de vacciner le chaton dès que ce dernier atteint l’âge du sevrage. En cas de suspicion de coryza, il est nécessaire de prendre immédiatement rendez-vous d’urgence avec son vétérinaire. La réaction rapide des propriétaires permet généralement de sauver l’animal.

2 – Le typhus du chat

Le virus de panleucopénie féline entraine une forte gastro-entérite chez le chat. Le taux de mortalité de la maladie est très important (taux de mortalité de plus de 90% pour tout animal non vacciné) et il est nécessaire de la détecter de manière très précoce pour espérer sauver l’animal. Cette maladie est de plus très transmissible entre chat et est quasi insensible aux variations des paramètres de l’environnement du chat (température, humidité, …). Les symptômes sont généralement une très forte déshydratation due principalement aux nombreux vomissements, à la perte d’appétit et aux diarrhées de l’animal. La maladie évolue très vite vers une anémie générale. La vaccination permet de prévenir l’apparition de la maladie ; celle-ci devant être réalisée lorsque le chaton est encore jeune. En cas de contraction de la maladie, les vétérinaires administrent des antibiotiques, des anti-vomitifs et réalisent des perfusions pour réhydrater le chat.

3 – La leucose féline

Le virus leucémogène félin chez les chats peut être assimilé au virus du SIDA chez les Hommes. Il se transmet lors des rapports sexuels, par la salive, par le sang et au moment de l’allaitement. Le temps d’incubation de la maladie est généralement très long et sa contagiosité est forte tout au long de la vie du chat même dans le cas d’animaux asymptomatiques. La maladie se comporte comme une maladie opportuniste c’est-à-dire qu’elle affaiblit fortement le système immunitaire du chat. Ce dernier est donc plus susceptible d’attraper des maladies telles que le coryza ou le typhus du chat. Aucun traitement efficace n’existe mais la vaccination permet, ici encore, d’éradiquer tout risque de contraction de la maladie.

4 – La Rhinotrachéite Virale Féline (RVF)

La Rhinotrachéite Virale Féline est une maladie commune chez les félins et très contagieuse. Le virus FeHV-1 es responsable de l’apparition de la maladie. Il touche plus particulièrement le chaton et la chatte gestante. La majorité des chats porteurs de la maladie sont asymptomatiques. Néanmoins, parmi les symptômes visibles, on peut citer : la fièvre, la perte d’appétit, la conjonctivite et la déshydratation. A l’instar de la leucose féline, cette maladie entraine un affaiblissement de l’animal permettant l’apparition d’autres maladies. Le vétérinaire, dans sa prescription, recommande l’utilisation de corticoïdes, de collyres et de médicaments anti-inflammatoires. Néanmoins, aucun traitement efficace contre la rhinotrachéite virale féline n’existe à ce jour. La vaccination reste la solution optimale pour éviter toute apparition de la maladie.

5 – La leucémie virale féline

Avec le sida du chat, cette maladie est une des maladies les plus mortelles chez le félin. Cette maladie concerne de manière plus forte les chats mâles non castrés et ceux errent dehors de manière importante. Les modes de transmission de la maladie sont : les rapports sexuels, les morsures, l’allaitement. Les symptômes de la maladie se confondent avec d’autres types de pathologies et en fait donc une pathologie très difficilement détectable. Les diarrhées, vomissements, perte d’appétit, fièvre sont autant de symptômes fréquents qui doivent alerter. Aucun traitement n’a été officiellement qualifié d’efficace contre cette pathologie. La contagiosité de la maladie est importante et il est important, en cas d’atteinte d’un chat par cette maladie, de la séparer des autres félins et d’appliquer un protocole de désinfection stricte (gamelles, litières, couchages, …). La prévention par le vaccin reste la manière optimale d’éviter l’apparition de ce type de maladie.

6 – Le sida du chat

Cette maladie est d’une gravité sans commune mesure avec toutes les autres pathologies félines et sa contagiosité est très importante. Le rétrovirus responsable de la maladie est proche du VIH touchant les Hommes et rend immunodépressif les félins. Elle n’est en revanche pas zoonose. La transmission du virus se réalise par les sécrétions de salive ou de sang. Ainsi, pour limiter le risque de propagation de la maladie, il convient de réduire les sorties d’un chat déclaré séropositif. Les symptômes les plus courants sont la perte de poids, l’apparition d’un pelage terne, le gonflement des ganglions lymphatiques et la fièvre. Il n’existe pas de traitement pour soigner la maladie mais seuls de traitements pour vivre avec le sida du chat sont possibles. La nourriture joue un rôle important dans la longévité du chat séropositif. La prévention du sida su chat reste très délicat puisqu’à ce jour, aucun vaccin n’existe.

7 – La Borréliose féline

La borréliose féline également appelée la maladie de Lyme du chat est une pathologie féline transmise, comme pour l’Homme, par la morsure d’une tique. La fièvre, l’apathie générale du chat, des raideurs articulaires sont autant de symptômes imputables à cette pathologie. Cette dernière peut, dans certains cas, être mortelle. Le diagnostic de la maladie passe par la réalisation, chez le vétérinaire, d’une prise de sang. La présence d’anticorps spécifiques en réponse à la maladie est un signe pour déclarer le chat atteint par la borréliose féline. Le vétérinaire prescrit le plus généralement des médicaments antibiotiques pour lutter contre les conséquences de la maladie. D’un point de vue préventif, les propriétaires de chat sont invités à inspecter de manière régulière le pelage de leur animal de compagnie afin de détecter la présence d’une tique et prévenir la morsure. Le port d’un collier antiparasitaire peut être une solution efficace pour éviter la pathologie.

8 – L’acné du chat

L’acné féline, à la différence d’autres pathologies précédemment citées, n’a pas de source connue. Néanmoins, de nombreux facteurs favorisants sont à l’origine de son apparition tels que l’excès de stress, une hygiène insuffisante ou la présence d’allergies. Pour détecter la pathologie, le propriétaire doit être attentif au comportement du chat. Ainsi, un chat se grattant de manière excessive, présentant des œdèmes visibles, s’arrachant les poils sont autant de signes d’une inflammation cutanée. Dans la lutte contre la maladie, le vétérinaire prescrit, dans la majorité des cas, des anti-inflammatoires voire corticoïdes dans les cas les plus graves. La maladie n’est pas mortelle et peut être évitée par une amélioration de l’hygiène du chat ainsi que des rendez-vous réguliers chez le vétérinaire, dans l’idéal tous les ans.